Cité de la prévention des risques

Saint-Quentin (02)

Lieu : SAINT-QUENTIN (02)
Maitrise d’ouvrage : Fond pour la culture et le management des risques
Maîtrise d’œuvre : ORY.architecture
Mission : concours
Programme : Réalisation d’une cité interactive pour la prévention des risques
Surface : 9550 m²
Coût : 30M€
Calendrier : concours

La cité de la prévention des risques est un projet majeur pour la ville de Saint Quentin. Le lieu a non seulement un impact, mais génère également un rayonnement important pour la municipalité comme pour la région Nord de la France, et son échelle monumentale apparait comme un signal et un repère urbain pour toute l’agglomération.

L’ambition principale du projet porte sur son rôle pédagogique et symbolique du lieu, sa grande fonctionnalité d’usage et sa nécessaire dimension environnementale. Afin que l’architecture s’approprie et s’intègre à la nature du site, la toiture est constituée d’une canopée dont les écailles issues d’un mélange de panneaux photovoltaïques, d’éléments de végétation et de lames de verre. Cette membrane est le symbole de la protection, c’est une vague d’ombre et de lumière.

La réflexion menée s’est attachée à la prise en charge de du visiteur depuis sa perception extérieure de l’objet architectural, jusque dans les différentes fonctions prévues dans le programme.

La vocation pédagogique de la cité s’organise dans différentes boites distinctes les unes des autres, glissées sous la membrane, comme des grappes. L’architecture monumentale de ce dispositif renforce la symbolique des thèmes de la cité.

Une rue intérieure est le lieu d’accueil, d’échange et d’informations. On peut, de par sa dimension importante, imaginer des expositions temporaires, des lieux de rendez-vous, de repos, de réflexion… C’est un grand hall tout en longueur, éclairé naturellement et zénithalement.

Le projet se caractérise dans sa globalité par des volumes internes qui définissent les contours du « contenu » et une enveloppe externe devient le « contenant ».

Le concept architectural est résolument écologique. Cette peau extérieure, telle une carapace inspirée de la nature, a pour but d’une part, d’offrir une image architecturale forte et organique, et d’autre part, de répondre à des préoccupations environnementales.

Symboliquement, ce volume enveloppant représente la protection, la sécurité, la prise en charge de l’individu dans un lieu à la fois ouvert et protégé…

Cette canopée est composée d’écailles orientées de façon à capter au mieux l’énergie solaire par des panneaux photovoltaïques, afin de rendre la cité la plus autonome possible sur le plan énergétique. En dehors de ces panneaux, certaines écailles seraient en aluminium et en verre pour éclairer la rue intérieure. En hiver, la membrane filtre la lumière directe, diffuse tout en produisant de l’énergie. En été, la canopée permet d’éviter les surchauffes, en créant une ventilation par tirage dynamique en lien avec la rue intérieure

Les fondations captent l’énergie de la terre à l’aide d’équipements performants. La géothermie s’inverse en hiver, apportant fraicheur.

Ce mouvement souple et naturel épouse un effet « colline » et vient, soit plonger dans le terrain pour s’intégrer à celui-ci, soit s’ouvrir pour laisser apparaître le restaurant et l’espace congrès.

La nature prend une importance majeure dans la composition ; elle accompagne l’architecture jusqu’à se l’approprier.

Par sa souplesse, le projet s’exprime à travers un vocabulaire proche de la nature qui accompagne parfaitement ce besoin de l’homme, d’être pris en charge, d’être rassuré par l’accès à une meilleure connaissance des dangers qui l’entourent et ainsi retrouver davantage de confiance et de contrôle face aux peurs causées par l’augmentation des risques.

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